Bettina Rheims expose ses Détenues au château de Vincennes

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#1

Les femmes ont toujours marqué les séries de la photographe Bettina Rheims qui a notamment signé dès les années 1980 un reportage sur les stripteaseuses de Pigalle avant de réaliser des portraits de femmes célèbres comme Madonna, Catherine Deneuve ou Carole Bouquet. Son dernier projet, Détenues, réunit des portraits de femmes incarcérées en France. Il est actuellement exposé à la chapelle du château de Vincennes.

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#2

Est-ce que les détenues ont été rétribuées ? J’ai toujours été choqué par ces photographes qui gagnent de l’argent sur le dos des autres en photographiant dans la rue, à Cuba, dans un pays pauvre… Ils ont toujours l’alibi de “dénoncer”…


#3

Bonjour,
Je ne crois pas que les détenues aient été rémunérées pour les séances de prise de vue, mais je n’ai pas eu d’information qui dise le contraire non plus.
Je sais uniquement que toutes étaient volontaires (Bettina Rheims a d’ailleurs précisé qu’elle avait essuyé pas mal de refus en raison du fait que certaines femmes n’avaient pas informé leur entourage de leur détention ou ne souhaitaient pas apparaître dans le projet). Je sais également que toutes les femmes qui ont été photographiées ont reçu leurs photos en échange.
Je pense que nous ne sommes donc pas dans la situation des photos de rue que vous dénoncez où le sujet est pris par surprise et n’est pas informé de la publication. Je comprends votre remarque, mais il me semble qu’ici la situation est différente et qu’il s’agit plus d’une collaboration entre la photographe et les modèles.


#4

Bettina Rheims vient te tirer le portrait, c’est un moment d’échange durant lequel un photographe pose son regard sur toi pour essayer de faire ressentir au monde extérieur que tu n’es pas une bête sauvage mais juste un individu avec son parcours et toi tu dis c’est payé? Et quand les caméras d’épient dans la rue c’est payé ? parce que toi on ne t’aura pas comme ça hein…


#5

Vous avez raison. Si la DÉESSE Bettina Reims me fait l’HONNEUR de me “tirer le portait”, il n’y a plus rien à dire. Je m’agenouille et j’accepte tout. AMEN !!!
Cependant, Bettina Reims n’est pas philanthrope. Le livre est vendu 39 €. Cela n’est pas rien. Si elle ne paie pas ses MODÈLES, elle pourrait, AU MINIMUM, faire un don à une Association d’Aide aux Prisonnier(e)s. En sculpture ou autre, je vous rappelle que les modèles sont payé(e)s.
Cela me rappelle ce photographe prétendument écolo qui a réalisé une reportage sur une femme qui dirige seule un orphelinat en Afrique avec 55 pensionnaires. Il a vendu son reportage sur France 2 ou similaire à un bon prix. La suite a été dénoncée sur Médiapart. Mais silence d’autres Presses…
Il y a aussi ce photographe qui a reçu $ 10,000 grace à un prix de type Pulitzer avec la photo faite d’un enfant à Haiti. Ne croyez-vous pas que toute somme donnée aurait pu aider cet enfant ?
Je pense que toute personne posant À LA DEMANDE de quelqu’un pour une raison ÉCONOMIQUE devrait être payée.
En ce qui me concerne, depuis 24 ans que je suis professionnel, j’évite de filmer ou de photographier les gens si je dois intervenir dans la rue. Cela s’appelle le RESPECT du DROIT À L’IMAGE.
Être un artiste ne donne pas tous les droits…
Salutations,


#6

Merci pour cette réponse “équilibrée”… Cependant, Bettina Reims n’est pas philanthrope. Le livre est vendu 39 €. Cela n’est pas rien. Si elle ne paie pas ses MODÈLES, elle pourrait, AU MINIMUM, faire un don à une Association d’Aide aux Prisonnier(e)s. En sculpture ou autre, je vous rappelle que les modèles sont payé(e)s.


#7

Je partage entièrement votre avis. L’exploitation naît du déséquilibre du rapport de force entre la photographe et son sujet.