Le développement film couleur

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Alors que de nombreux amateurs pratiquent le développement de films noir et blanc à domicile, beaucoup s’imaginent que les procédés couleurs sont trop complexes ou trop contraignants pour être réalisés à la maison. Ce n’est pas forcément le cas et il est en réalité parfaitement possible de s’y essayer. Après un premier article consacré au développement des films négatifs noir et blanc, nous vous proposons donc de découvrir les différentes étapes d’un traitement film couleur.

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#2

Cela fait + de 30 ans que je n’ai plus pratiqué, mais il me reste quelques souvenirs.

Il serait utile de distinguer les pratiques à bain perdu ou à bain réutilisé. A bain perdu, tout ce qui concerne la conservation est évidemment inutile.

Pour la conservation des révélateurs, éviter le contact avec l’oxygène de l’air, donc bouteilles en plastique souple bien fermées en réduisant le volume d’air à l’intérieur ou couvercles flottants dans des bacs ou cuvettes.

Pour le blanchiment fixage on peut utiliser un bulleur d’aquarium à poisson pour son entretien après usage. D’ailleurs une petite résistance d’aquarium de puissance pas trop forte dans la bain marie permet d’améliorer l’inertie de la température du bain marie… et le bulleur d’air d’agiter la bain marie pour homogénéiser la t°dans le bain (attention toutefois à l’air froid qui peut refroidir si on utilise pas de résistance d’appoint) … une petite pompe de magasin de bricolage c’est encore mieux, voire une pompe de machine à laver pour de gros bains marie. L’idéal c’est une résistance associée à un thermostat précis au 1/10 de degré et une circulation de l’eau du bain-marie. Plus les paramètres sont constants plus les analyses sont répétables.

Pour les lavages éviter les eaux trop calcaires… Pour les bains j’utilisais de l’eau que je distillais avec une cocotte minute et une spirale en cuivre … on doit pouvoir utiliser de l’eau déminéralisée… voir les notices. Il peut être très necessaire de filtrer l’eau des bains (et des lavages pour le N&B) si on veut éviter des dépôts sur le film.

Pour l’essorage des films… les spires dans une essoreuse à salade, disposées à plat contre la parois… cela fonctionne très bien et évite les dépôts éventuels. Bien choisir l’essoreuse pour qu’il n’y ait aucune aspérité en contact avec le film.

Pour ceux qui veulent beaucoup développer avec un faible investissement on peut se faire des cuves avec du tube de PVC d’un diamètre légèrement supérieur aux spires et des bouchons ad hoc en PVC et/ou de simple plaques de PVC coupée à un diamètre légèrement supérieur à celui du tube pour les fonds. La colle PVC soude le PVC. C’est très étanche si les coupes sont nettes. On peut affiner la coupe du tube en le frottant bien à plat sur sa section sur une feuille de papier de verre fixée sur une planche. Pensez éventuellement à un axe pour pouvoir manipuler les spires avec du tube de diamètre ad hoc. On trouve tout cela dans les rayons plomberie. Mais ce type de cuve oblige à travailler dans le noir complet pendant tout le développement. Cela demande un peu d’organisation… par exemple enregistrer la séquence de traitement sur un enregistreur pour respecter les temps. J’utilisais un magnétophone à K7… aujourd’hui attention à l’éclairage des smartphones… ils doivent donc être à proscrire comme enregistreurs ou alors les mettre dans une poche profonde !

Enfin on peut acheter des feuilles de PVC et utiliser un décapeur à air chaud pour former des couvercles flottants avec une forme en bois. L’essentiel est d’utiliser une matière inerte aux produits chimiques… et qui flotte… certains isolants doivent faire l’affaire sans autre travail que la découpe, et à condition de prévoir une poignée… sinon on a du mal à enlever le couvercle.

Il y a toutes sortes de solutions pour un bricoleur. On peut même souder à l’air chaud avec une baguette de soudure en PVC si on connait la technique.

Je ne parle que de solutions que j’ai utilisées… il y en a probablement d’autres…